mardi 30 juillet 2013

Compost gratuit

Depuis avril 2011, la ville de Lévis a mis en place un système de ramassage des matières compostables, en donnant à chaque maison un contenant de cuisine et un bac brun pour la collecte. J'en connais plusieurs qui sont réticents à les utiliser mais je trouve que c'est assez facile et si on vide le contenant de cuisine régulièrement, il n'y a aucune mauvaise odeur qui s'en échappe. 













Je trouve l'initiative de la ville plutôt sympathique et équitable pour les citoyens, puisqu'il faut s'inscrire pour aller chercher le compost et chaque foyer a droit à un maximum de 100 kg. Pas de jaloux!

La semaine passée, je m'étais donc inscrite pour un ramassage ce matin. Il fallait imprimer un billet depuis le site internet et donner une preuve de résidence à l'entrée de l'écocentre pour pouvoir y avoir droit. Il y avait juste une dame quand on y est allés donc on n'a pas attendu et ça a pris moins de dix minutes. Ça vaut la peine et mes 100 kg sont déjà installés dans mes plate-bandes!


lundi 29 juillet 2013

Greffe : post-op

Une semaine aujourd'hui après ma greffe, j'ai du pousser la porte du dentiste en urgence tellement j'avais mal et surtout que j'avais le sentiment que la douleur n'était pas normale par rapport à ce que je lisais sur les forums et ce qu'on m'avait dit sur l'opération.

Tout d'abord, il y a deux sites charcutés dans la bouche : la gencive greffée et le palais où le greffon a été pris. La gencive ne m'a presque jamais fait mal, parfois les fils tiraillent un peu et quelques gestes font plus mal que d'autres, comme éternuer ou se moucher, mais ça s'arrête là.
Par contre, le palais est vraiment une plaie à vif et le pansement s'est désintégré en petits morceaux au fur et à mesure des jours, mais il restait toujours un petit bout qui ne voulait pas tomber et qui me faisait une pression sur la plaie. 
Dans la nuit de vendredi à samedi, je me suis levée plusieurs fois pour aller mettre de la glace sur la joue tellement ça m'élançait et samedi matin, je suis allée à la pharmacie pour avoir quelque chose de plus fort que ce qu'on trouve sur les tablettes, j'ai donc eu de l'ibuprofène avec codéine - franchement, ça doit dépendre des personnes parce qu'elle a eu beau me mettre en garde que ça allait m'assommer, ben ça ou rien, c'était pareil.. -. Je ne suis pas allée aux urgences car le dentiste m'avait déjà dit qu'aux urgences, ils ne faisaient pas vraiment les soins dentaires, à moins vraiment d'un blessé qui perd ses dents, mais dans mon cas, j'aurais peut-être eu un calmant plus fort après quelques heures d'attente, mais ça ne me tentait pas de passer ma journée dans la salle d'attente de l'hôpital. 

Donc ce lundi matin première heure, j'ai appelé tout de suite la dentiste pour avoir un rendez-vous en urgence. Heureusement, elle a pu me prendre cet après-midi. Là j'ai du faire preuve de beaucoup de contrôle pour ne pas hurler car elle a tiré sur le pansement avec des pinces et les larmes me sont montées. Elle a eu beau s'excuser quatre ou cinq fois de me faire mal, il fallait y passer. Résultat, mon palais était au bord de l'infection, avec beaucoup d'inflammation et pour les détails gores, elle a du prendre cinq compresses pour stopper l'hémorragie (et les a laissées bien en vue quand je me suis relevée de la chaise!) et m'en a laissé quelques-unes au cas où ça recommencerait à saigner plus tard. 

Elle en a profité pour enlever les fils de la gencive, et ça finit sur une note positive, la greffe guérit très bien et "est très belle"... Je vous laisse juger de ladite beauté !
Et puis autre note positive, je peux enfin me laver les dents de ce côté là!

En tout cas, j'ai vu que plusieurs d'entre-vous devraient éventuellement subir la même opération, et c'est sûr que chaque personne a un corps qui réagit différemment, mais même si j'ai l'impression que ça m'a gâché mes vacances, je dois reconnaître que je n'aurais pas été en état de travailler et je ne voulais pas gaspiller mon peu de congé maladie auquel j'ai droit. Pensez-y bien !

jeudi 25 juillet 2013

Optométriste

Quelle meilleure façon de passer ses vacances que de se faire une thématique médecins? Après les dents, c'est donc au tour des yeux de se faire checker. Je pense que j'en avais déjà parlé la dernière fois mais au Québec, le contrôle de la vue se fait chez un optométriste (celui qui vend les lunettes) et s'il décèle un problème dans les yeux, il peut nous référer à un ophtalmologiste.

Comme pour tout, il faut magasiner son optométriste parce qu'il y en a des bons et des moins bons. J'en suis à ma troisième mais je pense que cette fois-ci était la bonne et je vais la garder. J'avais rendez-vous à 9h15 et je suis sortie de là à 10h45 après toute une batterie de tests et l'optométriste a vraiment pris son temps pour tout contrôler :
- Mesure de la courbure de la cornée avec le kératomètre (l'appareil avec une route et une petite maison à fixer)
Test d’Ishihara  (test de la vision des couleurs, et non pas d’acuité visuelle, qui utilise des dessins (chiffres, motifs) faits avec des taches de couleur)
- Test de l'acuité visuelle de loin et de proche
- Tension oculaire
- Fonds d’œil (après m'avoir mis des gouttes pour dilater mes pupilles) 
- Rétinographie (photo numérique de l’œil)
- et autres tests avec une lumière directement dans l’œil

Bonne nouvelle, ma vue s'est un peu améliorée, quoique pas assez pour rentabiliser une dépense de nouveaux verres de lunettes; ce que j'ai fortement apprécié car son fonds de commerce est quand même la vente de lunettes et de lentilles.
Je suis ressortie du cabinet avec une solution de nettoyage à lentilles et des gouttes oculaires, simplement parce que je lui ai dit que je ne supportais plus mes lentilles toute la journée devant l'écran de l'ordinateur. Elle n'était pas obligée..
Et cerise sur le sundae, j'ai eu mon ordonnance avec la force de mes yeux si jamais j'étais tentée de faire faire des lunettes ailleurs ! J'avais du me battre la dernière fois pour l'avoir et mettre sous le nez de la secrétaire un papier de l'ordre des optométristes sur lequel c'était écrit noir sur blanc que le patient a le droit d'avoir sa prescription. (Elle ne voulait rien savoir et disait que tout était dans mon dossier donc ils auraient les infos nécessaires si je voulais faire des lunettes chez eux)

Je m'arrête là pour les médecins ce mois-ci, maintenant je vais essayer de profiter un peu du beau soleil !

mardi 23 juillet 2013

Greffe gingivale

Hier après-midi, j'avais rendez-vous avec ma dentiste pour me faire faire une greffe gingivale. C'est avec beaucoup de stress et d'appréhension que j'y suis allée, même si la dentiste avait tout fait pour banaliser l'opération quand j'ai pris rendez-vous, mais je pense que psychologiquement, le mot greffe a plus d'impact que carie.

Pourquoi une greffe gingivale? Parce que la gencive au-dessus de trois de mes dents s'est rétractée au fil des ans en laissant apparaître la racine directement à nu. Les dents sont devenues plus sensibles et vulnérables et à terme, allaient se déchausser. C'est donc une opération de confort et de prévention et surtout beaucoup moins chère que des futurs implants si mes dents étaient tombées. Et à ce qu'on m'en a dit, c'est définitif pour les dents traitées.

Comment ça se passe? La dentiste met une dose de cheval pour endormir la gencive, la joue, le nez et le palais au complet. L'opération se fait en trois étapes : préparation de la gencive, prélèvement du greffon et greffe. 
Pour ce qui est de la préparation, j'avoue ne pas trop savoir en quoi ça consiste mais elle y allait avec une espèce de pique et l'assistante aspirait des particules directement sur la gencive... 
Pour ce qui est du greffon, il est prélevé dans le palais. Même si avec l'anesthésie on ne sent pas la douleur, on se rend compte quand même quand il y a du sang qui coule sur la langue et au fond de la gorge. Une fois la languette de peau retirée, la dentiste s'est occupée à la préparer en la trempant dans un liquide spécial pendant que l'assistante faisait une compression sur le palais, avant de mettre un pansement sous forme de cire, qui va éventuellement tomber tout seul.
Pour la greffe en tant que telle, la languette de peau prélevée dans le palais est collée avec de la colle à tissus sur la gencive existante puis cousue avec des points de suture aux extrémités, avec les fils qui sont enroulés autour de mes dents.

Est-ce que ça fait mal? Bon, je ne vais pas vous mentir, quand l'anesthésie disparaît, on veut juste s'arracher la bouche. La joue est sensible comme si on avait pris un coup de poing, on peut à peine ouvrir la bouche, d'ailleurs j'ai interdiction de lever les lèvres ou sourire, de manière à ce que la greffe reste bien en place. Il ne faut pas que je parle de trop non plus. Après 24 heures, la douleur est un peu plus gérable mais ce qui est vraiment tannant, c'est la cire dans le palais, j'ai hâte que le pansement tombe! 

Deux gros inconvénients à noter : le brossage des dents, évidemment on ne brosse pas ce côté de la bouche, on peut prendre un peu de rince-bouche sans alcool mais on ne peut pas cracher, donc il faut juste se mettre au-dessus du lavabo et le laisser couler sur le menton.. Sexy!
Et les repas sont assez compliqués : rien de chaud ni de froid, rien d'épicé ou de vinaigré, rien qu'il faille mastiquer, rien qu'il faille ouvrir la bouche trop grand, mais en même temps pas de succion pour boire à la paille, rien de petit qui pourrait se prendre dans la greffe (genre graines de framboise ou de sésame)... Donc c'est un régime œufs - purée tiède - yogourt pour quelques jours.

dimanche 21 juillet 2013

Week-end à la campagne

Pour bien commencer les vacances et effacer toute trace de la dernière semaine de travail, on est partis se ressourcer à la campagne, plus précisément dans un petit village pas loin de Joliette (entre Québec et Montréal), chez les parents de Christian. Puis pour faire changement, on est venus en renfort de Québec puisque huit de nos amis nous accompagnaient! A nous le luxe de la chambre tout confort au sous-sol tandis qu'eux ont dormi dans des tentes, dans la voiture, et même dans l'écurie! Mais personne ne s'est plaint!

Au programme, un vendredi soir "culinaire" au fameux restaurant Chez Henri. Je dis fameux car il semble qu'il soit l'âme de Joliette, mais au menu, c'est poutine, burgers et hot-dogs. Pour faire digérer la poutine, on est allés ensuite boire une bière à l'Albion, microbrasserie dans le centre-ville de Joliette. Je ne sais pas si on choisit nos amis en fonction de leurs goûts en matière de bières, mais c'était assez surprenant de voir que sur les dix, on était huit à avoir choisi la même bière, sans vraiment se concerter, alors qu'il y en avait une demi douzaine sur la carte. Certains ont fait passer la bière autour du babyfoot mais moi je suis restée assise avec les autres, en luttant pour ne pas m'endormir debout... Au retour chez les parents de Christian, une surprise à quatre pattes nous attendait, à la fois bonne et mauvaise nouvelle. En effet, une des juments avait pouliné deux heures plus tôt, donnant ainsi naissance à une belle petite pouliche. Mais le placenta de la jument n'était pas sorti et elle risquait donc une métrite. Évidemment, pas de vétérinaire à une heure du matin et je peux dire qu'on n'a pas lésiné sur les ressources pour trouver une solution : la mère de Christian a essayé plusieurs fois de retirer le placenta en mettant son bras au complet dans la jument, mais rien n'y faisait; elle l'a sortie plusieurs fois du box pour la faire marcher en espérant provoquer des contractions mais la séparation avec son petit plus l'énervement de son étalon et des autres chevaux du troupeau l'a plus stressée qu'autre chose; on a essayé de trouver des solutions sur Google, quelques une plus sensées que d'autres... et l'une de nos amies qui travaille avec le Ministère de la Faune et de la Flore a même fait joué ses contacts pour trouver un vétérinaire mais sans grand succès en pleine nuit. On est finalement allés se coucher vers 2h30 sans rien pouvoir faire.

Samedi matin, branle-bas de combat à 6h30 avec la nièce de Christian (1 an et demi) qui fait bien savoir quand elle est réveillée! Personne ne s'est vraiment rendormi et la journée a commencé comme la veille s'était terminée, c'est à dire à s'occuper de la jument. Plusieurs vétérinaires à qui on avait laissé des messages ont rappelé et ont donné des conseils par téléphone car aucun ne pouvait se déplacer et finalement, la mère de Christian a entrepris une technique quitte ou double, avec beaucoup de stress, qui soit aller fonctionner, soit aller faire mourir sa jument. Heureusement, tout est bien qui finit bien, ça a fonctionné et après quelques jours d'antibiotiques et de repos, elle sera en pleine forme pour s'occuper de sa pouliche.

Pendant ce temps là, on est parti prendre une petite dose de nature aux Chutes Monte-à-Peine. C'est un parc à quelques kilomètres de là, avec des sentiers aménagés qui longent la rivière et pleins de petits spots pour aller tremper ses pieds ou se tremper au complet, mais à nos risques et périls. Après un petit pique-nique en bas des chutes, on a marché un peu pour trouver un endroit plus tranquille et on a pu tous se mettre à l'eau en toute sécurité. Évidemment, je suis revenue avec un coup de soleil, malgré le badigeonnage en règle de crème solaire.... 
De retour chez les parents de Christian, la soirée s'est terminée autour d'un grand feu avec une épluchette de blé d'inde (maïs), des hot-dogs, des guimauves, de la bière et de la musique. Rien de bien compliqué pour passer une excellente soirée!


notre petit coin "spa naturel"
 


Ce matin, le père de Christian nous a gâté avec des muffins avant que chacun reprenne son chemin. Christian et moi sommes allés bruncher avec sa grand-mère à la Brûlerie du Roy, toujours à Joliette. Très belle place pour déguster cafés et chocolats de toutes sortes! Puis retour à la maison car lui travaille demain et moi j'ai un rendez-vous un peu particulier également... Je vous en reparle au prochain post!

Mais somme toute, une très belle fin de semaine pour décrocher, j'ai d'ailleurs déjà perdu la notion des jours!

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Cadeau bonus : un gros bébé de deux heures

samedi 13 juillet 2013

Parfum de vacances

Les vacances de la construction approchent à pas de géants (plus qu'une semaine) et ça se ressent! Certes, le prix de l'essence vient de monter - un classique à chaque année, même si officiellement les causes sont l'Egypte et le déraillement du train de Lac Mégantic - mais surtout, c'est au travail qu'on ressent le plus l'effet vacances qui approchent. L'ambiance est plus détendue, voire même complètement relâchée, surtout que le boss est déjà parti pour trois semaines en Corse. Dans une industrie (construction) où tout le monde est en vacances en même temps, il n'y a pas de stress de tout clearer avant de partir, car finalement, la plupart de nos clients ferment également.

Mais pour les trois personnes du service de comptabilité (dont je fais partie), c'est une autre histoire! Au contraire, la dernière semaine est la plus rushante, il faut penser à tout, préparer tous les chèques qu'on aurait normalement fait pendant les vacances, préparer les prélèvements post-datés comme les acomptes provisionnels de Revenu Québec et Revenu Canada et les remboursements de TPS/TVQ (taxes) car le gouvernement, lui, n'est pas en vacances et les retards sont fortement pénalisés. Cette semaine, je vais devoir préparer deux payes, une normale et l'autre de "vacances", et j'ai déjà commencé à faire la pression pour récupérer les feuilles de temps des installateurs en leur disant que l'échéance est vendredi matin 9h (sachant que si je dis 9h, je me laisse du jeu pour recevoir les dernières feuilles de temps à 10h car il y a toujours des retardataires!). Et on a déjà cédulé avec mes deux collègues chacun une journée pour venir ramasser le courrier pendant les vacances et aller faire le dépôt des chèques à la banque. C'est le prix à payer d'un poste avec plus de responsabilités mais je reste gagnante, surtout que j'habite à côté de mon travail et que ça me prendra une heure de mon temps au maximum.

Et les vacances? Ce sera finalement vendredi à midi que la relâche se fera officiellement avec un barbecue organisé pour tous les employés dans le stationnement de mon travail. J'espère juste qu'il ne fera pas 40° à l'ombre comme prévu!




mardi 2 juillet 2013

Incident diplomatique chez Best Buy

La chaîne de magasins Best Buy a créé tout un émoi en cette fin de semaine du 1er juillet en offrant des soldes du Canada Day dans toutes les provinces sauf au Québec où ils ont nommé ça les soldes du Moving Day.

Pour la petite histoire, le 1er juillet est effectivement le Canada Day (fête nationale) à travers le pays, mais le Québec, peu intéressé à fêter l'union nationale, en a fait le jour officiel du déménagement (la majorité des baux de location commence au 1er juillet).

Opération de séduction de la clientèle Québécoise ou simple erreur? Difficile à dire, mais à en croire les commentaires sur les médias sociaux, les Canadiens des autres provinces se sentent offensés que Best Buy ne reconnaisse pas le Québec comme partie intégrante du Canada, tout comme les anglophones du Québec, beaucoup plus attachés aux valeurs nationales que les francophones. Des appels au boycott ont même été lancés....
Et pendant ce temps là, les francophones n'expriment à peu près pas d'opinions sur le sujet, ils déménagent! D'ailleurs, c'est comme ça que nous avons "fêté" nous aussi, en prêtant nos bras et nos chars à un couple d'amis.


lundi 1 juillet 2013

Québec Land

crédit : quebec-land
Une fois n'est pas coutume, je vous propose de découvrir un blog en images qui retrace un peu le parcours de l'immigration. Ça se passe à Montréal, les références ne sont pas toujours les mêmes qu'à Québec, mais on y retrouve des petites touches de vérité, même après toutes ces années.

Ils sortent un épisode par semaine, pour l'instant, il y en a déjà huit . Bonne lecture!

Québec Land - Épisode n° 1