Ça fait longtemps que je voulais faire un post pour vous remercier de votre fidélité. Je sais qu'il y en a qui me suivent depuis le début et qui vont bientôt vivre la même aventure, et je leur souhaite de réussir aussi bien que moi depuis 2 mois. (au fait stef, tu arrives quand?).
Quand je me suis préparée en France, j'ai lu beaucoup d'infos dans les livres, sur internet, recueilli des témoignages, et chaque cas est différent. L'installation matérielle c'est une chose, les démarches sont les mêmes pour tout le monde, mais l'intégration proprement dite dans la société est vraiment très personnelle. Je reconnais que, même si les gens que je cotoie sont très sympathiques en général, je fais beaucoup plus d'efforts qu'en France pour me "sociabiliser".
Il y a des nouvelles règles de vie à apprendre, et c'est ce qui est le plus dur finalement.
Par exemple, pour voisins directs, j'ai un couple un tout petit peu plus jeune que moi. Au début, ils m'ont souhaité la bienvenue, et quand j'ai proposé d'aller boire un verre une fois, histoire d'apprendre à se connaitre, ils m'ont dit oui-oui, pas de problème, c est une très bonne idée.. Et pendant plusieurs semaines, ils m'ont beaucoup évitée. Ce n'est que récemment en discutant avec le gars qu'il m'a avoué qu'ils se sont sentis génés par rapport à ça, parce qu'on se connaissait pas..Enfin, tout est rentré dans l'ordre, ils m'ont invité à un barbecue cet été.
Je termine pour répondre aux messages que j'ai eu pour mon anniversaire (merci, ça m'a touché). C'est vrai que l'éloignement est plus ou moins ressenti quand il y a un évènement particulier à fêter et que c'est la première fois qu'on le fête sans la famille. Mais mes parents arrivent en septembre pour nous visiter et nous apporter Voltie (notre chienne cocker), donc je suis sûre qu'on se rattrapera et qu'on profitera finalement plus du temps passé ensemble que quand on avait l'occasion de se voir plus souvent.
lundi 30 juin 2008
samedi 28 juin 2008
Mon anniversaire..
Aujourd'hui c'est mon anniversaire et le premier que je passe loin de ma famille.
Jusqu'à maintenant, j'étais dans l'euphorie du début et prise dans la spirale de l'installation, donc je n'avais pas trop eu le temps de réfléchir sur l'éloignement de la famille.
Ça m'a fait très plaisir de recevoir un colis de la part de mes parents, surtout que les connaissant, je savais que le facteur ne m'oublierait pas, mais en même temps, ça m'a fait réaliser que ce n'est pas si facile d'être loin. Heureusement qu'il y a internet et la webcam!
Hier pour le travail, j'ai été chercher un gateau à l'épicerie d'à côté, histoire de "marquer le coup" et de sceller un peu les relations naissantes, et d'ailleurs l'une de mes collègues m'a téléphoné aujourd'hui pour me resouhaiter une bonne fête. Je prends ça comme un bon signe d'intégration!
Jusqu'à maintenant, j'étais dans l'euphorie du début et prise dans la spirale de l'installation, donc je n'avais pas trop eu le temps de réfléchir sur l'éloignement de la famille.
Ça m'a fait très plaisir de recevoir un colis de la part de mes parents, surtout que les connaissant, je savais que le facteur ne m'oublierait pas, mais en même temps, ça m'a fait réaliser que ce n'est pas si facile d'être loin. Heureusement qu'il y a internet et la webcam!
Hier pour le travail, j'ai été chercher un gateau à l'épicerie d'à côté, histoire de "marquer le coup" et de sceller un peu les relations naissantes, et d'ailleurs l'une de mes collègues m'a téléphoné aujourd'hui pour me resouhaiter une bonne fête. Je prends ça comme un bon signe d'intégration!
jeudi 26 juin 2008
L'Ile d'Orleans
Après mon cours d'histoire sur la fête du Québec, un petit peu de géographie pour rééquilibrer..
Mardi j'ai profité des éclaircies pour découvrir l'Ile d'Orléans (la grande ile entre Québec et Lévis). On y accède par un pont construit juste à côté de la Chute de Montmorency, ce qui permet de profiter en même temps du spectacle (pour le passager bien sûr, le conducteur garde les yeux sur la route, ça va sans dire!).
Elle compte 7000 habitants qui résident à l'année, la plupart d'entre-eux vivant des métiers de l'agriculture et de l'horticulture.
Effectivement, on y trouve une alternance de fermes, de champs, de vaches, de chevaux, de silos, de vignobles... avec bien sûr la possibilité de s'arrêter acheter directement les produits à la ferme, certains proposent même des fruits et légumes en autocueillette, et on peut visiter les cidreries. Hummm que des bonnes choses pour les papilles..
Côté tourisme moins dégustatif, on retrouve la "Maison de nos Aïeux" qui retrace l'histoire généalogique des 300 familles souches. (on y découvre la vie des ancêtres qui portent les noms les + courants au Québec -ex: Coutu, Bonneau, Gagné, Dubois, Brochu...).
On peut également visiter une chalouperie (fabrication de bateau) datant de 1837 et une maison construite en 1730 gardée dans son état d'origine.
Avis perso : l'Ile d'Orléans est un must si on a l'âme d'un agro-touriste. Malheureusement (ou pas), il n'y a pas vraiment moyen de s'arrêter en chemin et profiter du paysage qu'offre la situation géographique particulière (vue sur la côte de Québec et vue sur la côte de Lévis)puisque que toute l'île est comme un immense quartier résidentiel. Cependant, j'ai été ravie de voir des animaux en liberté, de sentir la bouse de vache (lol), et de sortir enfin du béton de la ville.
Mardi j'ai profité des éclaircies pour découvrir l'Ile d'Orléans (la grande ile entre Québec et Lévis). On y accède par un pont construit juste à côté de la Chute de Montmorency, ce qui permet de profiter en même temps du spectacle (pour le passager bien sûr, le conducteur garde les yeux sur la route, ça va sans dire!).

L'Ile d'Orléans est considérée comme le "Berceau de l'Amérique Française" puisqu'elle a très vite attiré les colons et elle fut le point de départ de près de 300 familles souches.
Elle compte 7000 habitants qui résident à l'année, la plupart d'entre-eux vivant des métiers de l'agriculture et de l'horticulture.
Effectivement, on y trouve une alternance de fermes, de champs, de vaches, de chevaux, de silos, de vignobles... avec bien sûr la possibilité de s'arrêter acheter directement les produits à la ferme, certains proposent même des fruits et légumes en autocueillette, et on peut visiter les cidreries. Hummm que des bonnes choses pour les papilles..
Côté tourisme moins dégustatif, on retrouve la "Maison de nos Aïeux" qui retrace l'histoire généalogique des 300 familles souches. (on y découvre la vie des ancêtres qui portent les noms les + courants au Québec -ex: Coutu, Bonneau, Gagné, Dubois, Brochu...).
On peut également visiter une chalouperie (fabrication de bateau) datant de 1837 et une maison construite en 1730 gardée dans son état d'origine.
Avis perso : l'Ile d'Orléans est un must si on a l'âme d'un agro-touriste. Malheureusement (ou pas), il n'y a pas vraiment moyen de s'arrêter en chemin et profiter du paysage qu'offre la situation géographique particulière (vue sur la côte de Québec et vue sur la côte de Lévis)puisque que toute l'île est comme un immense quartier résidentiel. Cependant, j'ai été ravie de voir des animaux en liberté, de sentir la bouse de vache (lol), et de sortir enfin du béton de la ville.
mardi 24 juin 2008
24 juin - Fête nationale du Québec.
Aujourd'hui, jour férié pour cause de fête nationale du Québec, et en plus le soleil est au rendez-vous!
Tout d'abord, un petit peu d'histoire parce que c'est assez confus, on entend parler de fête nationale du Québec et en même temps de congé de la St Jean-Baptiste.
Pour comprendre, il faut se replonger en Europe au temps des païens qui célébraient le 24 juin l'arrivée du solstice d'été par des grands feux de joie.
Puis, en France au temps de Clovis (Vème siècle pour ceux qui ont oublié leurs cours d'histoire ou qui dormaient près des radiateurs), les catholiques ont repris les feux de joie du 24 juin mais en leur donnant une signification religieuse, à savoir célébrer la naissance de St-Jean-Baptiste (celui qui a baptisé le Christ).
Quand les français sont arrivés au Québec, ils ont continué la tradition de fêter le 24 juin, au même titre que toutes les autres fêtes religieuses.
C'est en 1834 que la fête de la St-Jean-Baptiste devient en même temps fête nationale du Québec. En effet, le 24 juin 1834, Ludger Duvernay (journaliste et patriote) organise un grand banquet patriotique qui se veut en même temps être une fête "nationale", au sens nationaliste de l'époque, à savoir l'envie de s'affranchir de la Grande Bretagne.
Ce banquet fut un véritable succès et a scellé le sort du 24 juin : désormais, ce jour est synonyme de fête nationale pour les Québecois et a pour but de cimenter leur union nationale.
Et effectivement, aujourd'hui particulièrement, et depuis plusieurs jours pour les plus fervents patriotes, on voit flotter les drapeaux du Québec aux fenêtres des maisons et aux vitres des voitures.
Moi je vis cet évènement un peu "de l'extérieur" en me disant que c'est surtout un jour où il ne faut pas travailler et où il y a pas mal d'animations assez sympas organisées. Mais de toute façon, niveau animations, cette année avec le 400 ème on n'est pas en reste. Et puis, je suis surtout surprise du sentiment de fierté qui se dégage des gens. On voit qu'ils sont heureux d'être là et de faire la fête.
P.S. En France, pour le 14 juillet, on nous montre les voitures brûlées et les magasins saccagés....
Tout d'abord, un petit peu d'histoire parce que c'est assez confus, on entend parler de fête nationale du Québec et en même temps de congé de la St Jean-Baptiste.
Pour comprendre, il faut se replonger en Europe au temps des païens qui célébraient le 24 juin l'arrivée du solstice d'été par des grands feux de joie.
Puis, en France au temps de Clovis (Vème siècle pour ceux qui ont oublié leurs cours d'histoire ou qui dormaient près des radiateurs), les catholiques ont repris les feux de joie du 24 juin mais en leur donnant une signification religieuse, à savoir célébrer la naissance de St-Jean-Baptiste (celui qui a baptisé le Christ).
Quand les français sont arrivés au Québec, ils ont continué la tradition de fêter le 24 juin, au même titre que toutes les autres fêtes religieuses.
C'est en 1834 que la fête de la St-Jean-Baptiste devient en même temps fête nationale du Québec. En effet, le 24 juin 1834, Ludger Duvernay (journaliste et patriote) organise un grand banquet patriotique qui se veut en même temps être une fête "nationale", au sens nationaliste de l'époque, à savoir l'envie de s'affranchir de la Grande Bretagne.
Ce banquet fut un véritable succès et a scellé le sort du 24 juin : désormais, ce jour est synonyme de fête nationale pour les Québecois et a pour but de cimenter leur union nationale.
Et effectivement, aujourd'hui particulièrement, et depuis plusieurs jours pour les plus fervents patriotes, on voit flotter les drapeaux du Québec aux fenêtres des maisons et aux vitres des voitures.
Moi je vis cet évènement un peu "de l'extérieur" en me disant que c'est surtout un jour où il ne faut pas travailler et où il y a pas mal d'animations assez sympas organisées. Mais de toute façon, niveau animations, cette année avec le 400 ème on n'est pas en reste. Et puis, je suis surtout surprise du sentiment de fierté qui se dégage des gens. On voit qu'ils sont heureux d'être là et de faire la fête.
P.S. En France, pour le 14 juillet, on nous montre les voitures brûlées et les magasins saccagés....
mercredi 18 juin 2008
Barbecue ou pas cette année ?
Il pleut, il pleut, il pleut sans discontinuer depuis quasiment 4 jours. Dans ces conditions, mon party de bienvenue-barbecue sur la rive du St-Laurent, de samedi dernier a été cancelé et repoussé jusqu'a ce que tout le monde soit à nouveau disponible.
Vu le temps pourri du mois de mai, puis du mois de juin, j'hésite vraiment à acheter un barbecue pour cet été. Ici, la majorité des barbecue sont au gaz (je vous laisse imaginer la taille du barbecue, avec la place pour la bonbonne en dessous, et une grille pour cuire au moins 20 steacks d'un coup!) mais du coup ils sont assez dispendieux également (autour de 200 $ pour un bas de gamme).
Alors je pense que quitte à vraiment en magasiner un, je vais opter pour un barbecue au charbon, moins cher et plus petit (j'en ai vu un à 60 $ chez Rona). Le seul problème - et je lance un appel aux gens de Québec qui me lisent -, c'est où se procure-t-on du charbon ?
Vu le temps pourri du mois de mai, puis du mois de juin, j'hésite vraiment à acheter un barbecue pour cet été. Ici, la majorité des barbecue sont au gaz (je vous laisse imaginer la taille du barbecue, avec la place pour la bonbonne en dessous, et une grille pour cuire au moins 20 steacks d'un coup!) mais du coup ils sont assez dispendieux également (autour de 200 $ pour un bas de gamme).
Alors je pense que quitte à vraiment en magasiner un, je vais opter pour un barbecue au charbon, moins cher et plus petit (j'en ai vu un à 60 $ chez Rona). Le seul problème - et je lance un appel aux gens de Québec qui me lisent -, c'est où se procure-t-on du charbon ?
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