vendredi 30 mai 2014

Photos de star

Ce matin, nous sommes allés en famille nous faire tirer le portrait chez un photographe professionnel. Ça ne nous serait pas venu à l'idée d'y aller étant donné que maintenant on arrive quand même à faire des photos de qualité avec les appareils "tout public", mais on nous avait offert la séance au shower et la carte cadeau expirait la semaine prochaine.

Comment ça fonctionne? La carte cadeau nous donnait droit à une photo agrandie en 13x19 (pouces! environ 30x50 cm) plus huit photos format portefeuille... toute la même prise évidemment. 
La séance dure environ deux heures, pendant la première heure, on a fait un shooting de toutes sortes de poses différentes : nous trois, bébé seul, moi seule avec bébé, mon chum seul avec bébé, bébé juste en couche (beaucoup trop dangereux de lui enlever la couche!), bébé habillé, moi qui allaite bébé (parce qu'évidemment, elle a décidé en pleine séance que c'était le temps de boire, alors que pourtant on avait essayé de bien calculer notre coup pour éviter ça!).... pour le sourire de bébé, il va falloir faire sans, parce qu'elle est encore un peu trop jeune.. d'ailleurs la photographe nous a dit qu'en général les photos de bébé se font vers trois mois, mais bon... la carte cadeau arrivait à échéance, alors pas le choix!

Pendant la deuxième heure, on sélectionne les meilleures photos. Assez difficile car elle en avait quand même pris presque 120, mais en les mettant côte à côte sur un écran géant (presque aussi grand qu'au cinéma!) et surtout en les mettant par catégorie, c'est plus facile de faire une sélection.
On a réussi à réduire à dix photos, et c'est là que le speech de vente a débuté! Puisque notre carte cadeau nous donnait droit juste à une prise, mais les neuf autres étaient très belles aussi, donc... un speech en amenant un autre, on a craqué pour l'option la moins chère, à savoir obtenir les dix photos sélectionnées par courriel (quand même 85$). Si on voulait un cd, il fallait payer en plus, et si on les voulait en format papier, c'était hors de prix. 

Pour ce qui est du résultat final, je ne peux rien vous dévoiler aujourd'hui, on ne recevra nos clichés que dans quatre semaines !! (oui, il semblerait qu'envoyer dix photos par courriel soit TRÈS long!). Mais de ce qu'on a vu, ça va en valoir la peine... et Anne Geddes n'a qu'à bien se tenir!

vendredi 23 mai 2014

Vie sociale et bébé

Pas facile d'avoir une vie sociale avec un bébé d'un mois! Même si je ne sors pas tant que ça, c'est toujours agréable de prendre l'air et/ou de passer un peu de temps entre amis.

Pour ce qui est des sorties nature, on est allés prendre une marche "en famille" la semaine passée sur les Plaines mais je me suis rendue compte que c'était un peu trop tôt pour moi et que ça me tirait beaucoup dans la cicatrice. Il faut que je sois patiente et que je suive le programme de rééducation "spécial césarienne" fourni par l’hôpital, et ce n'est pas le temps de vouloir faire du zèle et au final être alitée pour avoir trop forcé. Donc ça exclut encore pour deux ou trois semaines les sorties en poussette et en solo (parce qu'il faut que quelqu'un mette la poussette dans ma voiture et la sorte, car en théorie je ne peux rien porter de plus lourd que bébé). Mais je devrai être prête en même temps que l'été!

Pour la vie sociale et les amis, certains sont venus à l'hôpital le lendemain (autant dire qu'avec la morphine, j'ai l'impression d'avoir manqué quelques conversations!), d'autres sont venus un peu plus tard chez nous, mais j'avoue qu'on est encore loin des partys de l'été passé où les gens restaient jusqu'au milieu de la nuit, voire même dormaient chez nous. On n'en serait pas physiquement capables en ce moment, il faut dire que les nuits sont encore assez courtes!
Alors on compense par des pauses-cafés l'après-midi ou un resto une fois de temps en temps. C'est plus difficile parce que ça demande un peu d'organisation à cause de l'allaitement mais on s'en sort pas si mal.

Et pour les autres activités quotidiennes, je ne suis pas encore la super-maman super-active, alors l'épicerie se fait à tour de rôle pendant que l'autre garde la petite à la maison. Plus rapide, plus efficace même si j'admire celles qui font tenir le siège enfant en équilibre sur le chariot et que sûrement j'en serai là un jour moi aussi, pour l'instant je profite des horaires encore souples du papa!

Bref, au bout d'un mois, on commence à avoir notre routine et on s'adapte tranquillement. Reste encore le sommeil à régler mais ça c'est une autre histoire!

mardi 13 mai 2014

Mon arbre à moi

Le gouvernement du Québec, plus précisément le Ministère des Ressources Naturelles, a mis en place un programme depuis 2001 qui consiste à offrir aux nouveaux parents (naissance ou adoption) un plant d'arbre "qui grandira avec le bébé".

Les plants mesurent entre 30 et 45 cm et sont remis dans le courant du mois de mai... sauf que pour nous, on devra attendre l'année prochaine car les inscriptions se font du 16 avril au 15 avril de l'année suivante, donc Annabelle étant née le 24 avril, on rentre dans la campagne 2015.
C'est pas bien grave, ça va nous laisser le temps de décider où planter cet arbre qui, selon le site du gouvernement, mesurera entre 20 et 30 mètres d'ici 75 à 100 ans! On ne sera plus là pour le voir dans toute sa splendeur mais ça n'empêche pas d'en tenir compte au moment de le planter.

Rendez-vous en mai 2015 pour vous en reparler alors...

mardi 29 avril 2014

Évènement

Chaque année depuis maintenant déjà six ans, je souligne le 25 avril puisque c'est la date à laquelle je suis arrivée au Québec. Désormais je vais pouvoir la fêter avec un événement encore plus particulier parce que ma petite Franco-Québécoise est née le 24 avril en après-midi. L'accouchement s'est fait par césarienne et notre petite famille se porte très bien.

Par contre, je n'ai certes pas fréquenté souvent les hôpitaux en France donc je ne peux pas comparer, mais voici comment se passe le post-accouchement au Centre Mère-Enfant du CHUL à Québec. 
Tout d'abord, quelques semaines avant la fin de la grossesse il a fallu remplir des formulaires de pré-enregistrement sur lesquels notamment on notait quel type de chambre on voulait, soit l'option gratuite (chambre double) ou l'option payante (chambre privée à 185$/nuit). Comme mes assurances ne couvraient pas la totalité du prix de la chambre, on a décidé d'y aller pour la chambre gratuite, ce qui était loin d'être une mauvaise idée (voir explications plus bas). Donc après être sortis du bloc opératoire, puis de la salle de réveil, nous (mon chum, le bébé et moi) avons été conduits dans notre chambre double, mais l'autre lit n'étant pas encore occupé, c'était comme une chambre privée.
Au CHUL, sauf problème de santé, la cohabitation avec bébé se fait 24 heures sur 24, et en cas de césarienne, on demande à ce que la personne qui accompagne la maman soit là également en permanence, jour et nuit. Dans tous les cas, il aurait été difficile qu'il en soit autrement étant donné que j'étais alitée avec une sonde, des perfusions et surtout incapable de me lever les premières heures, donc encore moins m'occuper d'un petit bébé naissant! Le papa s'est donc chargé de changer les couches, de me mettre bébé dans les bras pour l'allaitement, de suivre l'enseignement donné par une infirmière sur le bain (impossible de me rendre dans la salle de bains!) tout en se réservant un 10 minutes chrono pour aller se chercher à manger.

Pour ce qui est des soins apportés au bébé et notamment le changement de couches, tout est à disposition dans le couloir (couches, débarbouillettes, draps, crème, etc..) de même que la literie et les pads absorbants pour la maman. A nous de nous arranger avec ça !

Pour les repas, les deux premiers jours mon chum n'arrêtait pas de me proposer d'aller m'acheter de la bouffe Place Laurier (juste en face de l’hôpital) mais dans ma tête, le plateau repas qu'on me servait m'était "destiné". Jusqu'à ce que je reçoive un repas absolument pas équilibré et fait en majeure partie de glucides, alors que je dois contrôler mon taux de sucre... je me suis finalement fait confirmer par une infirmière que c'est le repas du jour de la cafétéria servi à tout le monde, libre à nous de le prendre ou pas. 

Pour ce qui est de la chambre, de jeudi soir à dimanche après-midi, nous avons eu trois couples colocataires, dont deux en stand-by qu'une chambre privée payante se libère. Les deux fois, ils ont "déménagé" leurs affaires en plein milieu de la nuit donc finalement, même en payant 185$/nuit, ce n'est pas assuré d'avoir une chambre disponible pour la nuit au complet! Inutile de dire que pour nous, le sommeil a été très déconstruit, entre la valse des soins pour moi (médicaments, prises de sang, pression sanguine, contrôle de l'utérus et de la plaie...) puis pour le bébé, puis l'équipe d'entretien qui vient désinfecter au complet la partie de la chambre libérée, et une autre équipe qui vient préparer la chambre pour les prochains qui rentrent...

Seul point qui m'a un peu choquée, c'est au niveau de la médication. J'ai reçu un sachet avec tous mes médicaments oraux pour plusieurs jours et une feuille d'automédication sur laquelle je devais noter l'heure à laquelle je les prenais. J'aurais pu choisir de faire une overdose d'anti-inflammatoires si je voulais !

Enfin on est très heureux que malgré ma grossesse assez compliquée, tout se soit bien déroulé, même s'il a fallu faire une césarienne. Seul bémol, le manque de qualités humaines de certains membres du corps médical, notamment l'obstétricienne de garde ce jour là qui m'a opérée et pour qui j'étais un énième numéro dans sa journée puisqu'elle n'a même pas pris la peine de me dire ne serait-ce qu'un petit mot pour me rassurer... 

Voici donc Annabelle !



lundi 7 avril 2014

Jour de vote

L'obtention de ma citoyenneté canadienne en décembre m'a donné pour la première fois le droit de voter ce matin. En effet, aujourd'hui, c'est jour de vote au Québec pour élire un nouveau Premier Ministre, et donc un nouveau gouvernement. Contrairement à la France, on ne vote pas directement pour le Premier Ministre (qu'on pourrait plus ou moins assimiler au Président en France) mais on vote pour le député de notre circonscription. Ensuite, c'est le chef du parti politique qui a fait élire le plus de députés qui devient automatiquement Premier Ministre.

J'ai noté plusieurs différences au niveau de la tenue du scrutin. Ici, pas de carte d'électeur ni de mailing de masse dans les boites aux lettres avec les programmes des différents candidats. Je pense que les médias ont assez couvert la campagne électorale pour que le citoyen électeur soit informé. On reçoit un carton dans la boite aux lettres avec la liste des personnes habitant à cette adresse et inscrites sur les listes électorales, l'adresse du bureau de vote ainsi que le numéro de section et la liste des documents valides à apporter le jour du scrutin. Il y en a cinq : permis de conduire, carte d'assurance maladie, passeport, carte des Forces Canadiennes (armée) ou carte de statut d'Indien.
A l'entrée du bureau de vote, une première personne dispatche les électeurs selon le numéro de section (dans le bureau de vote, il y avait une trentaine de sections différentes). Au bureau de la section correspondante, trois personnes faisaient les vérifications d'usage, une qui a pris mon permis de conduire et donné mon nom à son voisin qui a coché mon nom dans le registre et la troisième qui ne faisait rien...qui s'assurait de la conformité? On m'a ensuite remis un bulletin avec la liste et la photo des candidats de ma circonscription et je suis passée derrière l'isoloir (sorte de boite en carton) pour faire ma petite croix. Ensuite, j'ai redonné le bulletin (plié en quatre) à la première personne, qui en a détaché une partie pour la conserver et m'a remis l'autre partie pour que je la dépose dans l'urne. Et voilà! Par contre, personne n'a dit le fameux "a voté!"...