mercredi 27 avril 2011

Nouvelles démarches : citoyenneté étape 1


Comme prévu, me voici de nouveau dans les démarches administratives d'immigration, mais avec un peu moins de pression, puisque l'enjeu, bien qu'important à mes yeux sur un point de vue d'accomplissement personnel, est nettement moindre vu qu'il ne s'agit que de paperasse et de statut. Si pour x raison, j'échouais à l'examen de citoyenneté, je conserverais quand même mon statut de résidente permanente et je ne serais pas chassée du pays.

C'est donc plutôt sereine que je rassemble mes papiers et que j'entame ces démarches. Au menu, retrouvailles avec ma confirmation de résidence (le mot d'ordre, ne rien jeter!!! le papier date du 31 août 2007!), photocopie de permis de conduire et de carte soleil, paiement des frais (200$/adulte) et deux papiers à remplir, l'un pour calculer le nombre de jours passés à l'extérieur du pays (seulement 3 pendant mon voyage à NY), et l'autre est une demande plus formelle, où il faut de nouveau inscrire nos différentes adresses de domicile et emplois occupés pendant les 4 dernières années... (là encore, heureusement que j'avais gardé une copie de ma demande de visa, car j'ai pu y retrouver les dates exactes de changement, et surtout les adresses qui m'étaient déjà complètement sorties de la tête!)

Finalement, le plus pénible, ce sont les photos d'identité : 35mm x 53mm avec entre 25 et 35mm du menton jusqu'au sommet de la tête, et une bande blanche en dessous de la photo entre 6 et 10mm pour pouvoir mettre notre signature. Et au dos, écrire en assez petit mais en assez lisible quand même notre nom, prénom, nom et adresse complète du studio où ont été prises les photos, ainsi que la date. Je me suis réservée cette épreuve pour demain soir et lundi matin, le dossier part!

Et maintenant, ben y a plus qu'à bûcher... ici en vue de la prochaine étape, l'examen de citoyenneté dans quelques mois, avec des questions qui porteront sur le guide dont je vous ai mis le lien. D'ailleurs, pas besoin de passer l'examen pour demander le guide, n'importe qui peut en faire la demande par courriel ou le télécharger en pdf, si jamais certains d'entre vous sont intéressés à en savoir un peu plus sur ce beau pays!

lundi 25 avril 2011

Trois ans déjà !

Même s'il est loin le temps des bilans, des questions et des doutes, je pense que chaque année j'aurais une petite pensée pour le 25 avril 2008, ce jour où je suis partie sans regarder en arrière.

Aujourd'hui, inutile de dire que je me sens plus que jamais intégrée et épanouie dans ma nouvelle vie et qu'un retour en France ne serait même pas envisageable.

Ces trois années sont passées tellement vite, avec des changements de job, un déménagement, et depuis peu une reprise d'études. Et dans ma vie personnelle, des amitiés se sont confortées alors que d'autres connaissances ont complètement disparu du décor. Ma vie n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était, et moi-même je suis bien différente de celle que j'étais en France, nul doute que je suis plus heureuse!

Trois années, c'est aussi le temps qu'il faut avoir vécu au Québec pour prétendre demander la citoyenneté. Alors comme vous vous en doutez, c'est ma prochaine étape pour que la boucle soit bouclée..

samedi 23 avril 2011

Une de faite, encore cinquante...

Ça y est ma première session est enfin terminée! Je peux profiter d'un petit break d'une semaine avant d'enchaîner sur une nouvelle session, plus courte celle-ci, puisqu'au lieu de 4 mois, elle va durer 6 semaines, ce qui veut donc dire que les cours seront plus intensifs, mais après je serais tranquille de la mi-juin jusqu'à début septembre! Je vais pouvoir profiter pleinement du Festival d'Été et de mes vacances.

Par contre, il ne me semble pas vous avoir vraiment parlé de l'Université en tant que telle.

L'Université Laval est la première université francophone en Amérique. Elle accueille 44000 étudiants dont 4000 étudiants étrangers et offre près de 400 programmes d'études différents.
Elle a été fondée en 1852 par le Séminaire de Québec avec 4 facultés : théologie, droit, médecine et arts. Jusqu'en 1959, l'université se trouvait dans le vieux Québec dans le bâtiment du Séminaire de Québec.
En 1959, elle a déménagé sur le campus actuel et c'est seulement en 1970 qu'elle est devenue complètement indépendante du Séminaire. Aujourd'hui, le campus compte une trentaine de pavillons, reliés entre-eux par des rues et des souterrains, et il a été déclaré campus le plus sécuritaire de l'Amérique du Nord. La moitié du campus est occupé par des espaces verts, avec notamment un jardin botanique pédagogique et des boisés dans lesquels des sentiers de marche sont aménagés, et deux pavillons se trouvent à l'extérieur du campus, la faculté des Arts dans le nouveau St-Roch et l'école d'Architecture dans le vieux-Québec.

De plus, l'Université Laval dispose de l'un des plus grands complexes sportifs universitaires au Canada, le PEPS, qui compte une piscine olympique, deux patinoires, gymnase, arenas, plusieurs terrains extérieurs, cliniques de santé, un stade couvert et un grand stade extérieur pouvant accueillir 18000 spectateurs, notamment pour la célèbre coupe Vanier (football américain) que l'équipe universitaire, le Rouge et Or, a déjà remporté six fois.

En tout cas, une chose est sûre, vu le nombre de sessions qu'il me reste à faire pour aller au bout de mes études, à raison d'un ou deux cours par session maximum, je suis contente de m'être engagée dans cette université car je m'y sens bien et elle a un côté prestigieux et historique, et un certain cachet que d'autres n'ont pas...

jeudi 14 avril 2011

Hockey night in Canada..


Qu'on se le dise, malgré toutes mes séances de patinage cet hiver, je ne suis pas encore assez à l'aise sur des patins pour intégrer une équipe de hockey, mais comme l'an passé, en bonne Quebecoise que je suis devenue, j'écoute les games de hockey!

Les fameuses games d'élimination de la coupe Stanley, les "series", sont de retour et dictent de nouveau la vie quotidienne. J'aurais malheureusement du mal à vous expliquer les ressentis, il faut être sur place, voir les chars qui ont les drapeaux de l'équipe des Canadiens accrochés aux vitres, écouter les conversations centrées sur "la game" - sous-entendu, celle de la veille "as-tu écouté la game? et nul besoin d'en dire plus, tout le monde sait de quoi on parle... ou celle à venir "viens-tu avec nous écouter la game?" et là, pas besoin de dire le jour, ni l'heure! Et détail capital, impossible de comparer le hockey ici avec le foot en France, l'état d'esprit est trop différent, ou alors ça pourrait vaguement me rappeler l'année de la coupe du monde...

Même ce soir, le cours de maths a été écourté de près d'une heure (!!!) pour permettre au monde de suivre la game. Ça n'est évidemment pas la version officielle de la prof, surtout à une semaine de l'examen final, mais quand quelqu'un lui a fait remarqué qu'on allait sortir juste à temps, un grand sourire a illuminé son visage!

Maintenant, la bande de Carey Price (joueur du Canadien de Montreal) m'attend, alors je vous laisse avec l'article d'un journaliste Quebecois qui explique ça nettement mieux que moi. Serge Touchette : Le pouvoir des Series (Rue Frontenac)

dimanche 10 avril 2011

Cabane à sucre et sucrage de bec!

Avec la fonte de la neige et le radoucissement des températures, le temps de sucres est enfin arrivé, apportant avec celui-ci la fameuse tradition de la cabane à sucre.

Difficile de choisir une cabane cependant, car il ne faut pas se leurrer, cette tradition de se retrouver autour d'un bon repas pour célébrer la production de sirop d'érable est devenue une véritable institution commerciale, et à moins de connaitre quelqu'un qui a une érablière dans sa famille, avec une cabane artisanale, on se retrouve forcément dans une cabane à sucre "grand public" et donc un peu plus portée sur le business que sur l'authenticité.

Après avoir testé l'an passé la cabane à sucre de l'Ile d'Orleans , cette année, le choix s'est porté sur la cabane Chabot à Neuville, dans la région de Portneuf. Le soleil était au rendez-vous et nous a offert un temps magnifique, le si beau ciel bleu d'hiver que j'affectionne tant et la possibilité de prendre un verre et jaser avec les amis dehors, avant et après le repas.

Au niveau du menu, aucune surprise puisque les plats sont quasiment les mêmes dans toutes les cabanes : soupe de pois, omelette, jambon, saucisses, oreilles de crisse (bacon frit), fêves au lard, patates, salade de chou parce que bon, ça prend des légumes quand même!, puis crêpes et grand-pères (beignets). Le tout copieusement arrosé de sirop d'érable mis à disposition sur la table.

Pour l'ambiance, un vrai plongeon dans la culture traditionnelle quebecoise, avec musique, chants, cuillères musicales, vidéoclips, et évidemment un public qui participait de bon coeur à la fête (ou alors c'est parce qu'on avait faim...). On a même eu droit à un trou normand, mais bizarrement, j'en avais pas ce souvenir là en France : pas d'alcool, juste une pause pendant le repas pour faire quelques exercices et quelques petits mouvements de danse du style Macarena, pour aider à la digestion et reprendre de plus belle ensuite! Ça aurait été quand même mieux avec un ptit verre de calva, mais ça, ça ne regarde que moi ;)

En guide de dessert, un peu de tire (sirop d'érable déposé sur la neige qu'on enroule sur un batonnet) et une marche digestive dans l'érablière. Pour ceux qui voulaient, des tours en calèche étaient également proposés, mais j'ai préféré faire quelques caresses aux chèvres, aux lapins et aux oies de la petite ferme attenante...


Bilan: une très belle journée, avec beaucoup de rires, d'amis, de soleil et de sirop d'érable! On remet ça l'année prochaine!