mardi 12 mars 2013

Champlain enneigé

En fin de semaine, on a profité du beau temps pour aller balader Voltie et prendre un bol d'oxygène. Les places déneigées et gratuites sont assez rares et je n'avais pas envie de faire trop de kilomètres en voiture ni me balader en pleine ville. Nous sommes donc allés tout simplement sur la Promenade Champlain le long du St-Laurent.

Il n'y avait pas beaucoup de monde, malgré le beau ciel bleu et les bancs étaient tous vacants...surprenant!





Cependant, la fin de la promenade était dure pour les chevilles car le déneigement n'était pas parfait et la balade ressemblait à une longue marche dans du sable, la sloche (neige fondante pleine d'eau) boueuse en plus..

samedi 9 mars 2013

Examen et relâche



En ce beau samedi ensoleillé, ma principale occupation a été d'aller à l'Université passer mon "examen intra" (comprendre mi-session) de Comptabilité. Le surveillant, ancien prof retraité?, était particulièrement pointilleux sur le plagiat, à savoir rien sur la table à part un crayon de plomb (crayon de papier), une efface (gomme) et une calculatrice. Il nous a fait mettre nos sacs et manteaux roulés en boule à l'avant derrière son bureau et nous a écrit une tartine de consignes au tableau (fermer les cellulaires, écrire son nom sur la feuille, le nom du prof, l'heure de début et de fin de l'examen, etc...).
Puis toutes les 30 minutes, il tenait un décompte au tableau en prenant soin de bien effacer en saupoudrant de craie tous les manteaux...

Pour ma part, je pense avoir pas trop mal réussi, ceci dit, cet examen est en partie à correction négative, c'est à dire que chaque bonne réponse donne des points mais chaque mauvaise réponse en enlève, donc difficile de juger dans ce temps là.
Cependant, je pense que j'étais mieux préparée que les deux qui sont arrivés avec plus de 30 minutes de retard et que celui à qui ça a pris plus de dix minutes pour se rendre compte qu'il n'était pas dans la bonne salle, ni entrain de passer le bon examen ! 

Maintenant, je suis officiellement en relâche jusqu'au lundi 18 mars... ah mais j'oublie, je continue de travailler, donc pour les vraies vacances va falloir attendre à l'été!

jeudi 7 mars 2013

Conférence sur les autochtones

Hier soir, j'ai assisté à une conférence de l'Université Laval sur le thème "Quelle place pour les autochtones aujourd'hui?". J'y suis allée avec un double intérêt, d'une part, celui de mieux comprendre l'histoire autochtone et concrétiser un peu ce que j'ai appris dans mon guide pour la Citoyenneté (lol), et d'autre part, avoir des témoignages internes des récents soulèvements autochtones contre le gouvernement fédéral.

Parmi les conférenciers invités, Thierry Rodon (chercheur au Centre d'Études et de Recherches Autochtones) nous a expliqué l'histoire autochtone, des années d'alliance quand les premiers colons sont arrivés et avaient besoin d'alliés pour repousser les attaques américaines, aux années de soumission et d'éradication pendant lesquelles le gouvernement a voulu assimiler les autochtones et supprimer leurs droits.

La deuxième intervenante était Widia Larivière, une des fondatrices de la branche Québécoise du mouvement Idle No More, mouvement de protestation contre les politiques du gouvernement fédéral qui réduisent les droits territoriaux et posent des questions d'ordre environnemental. Elles nous a parlé des différentes actions menées (manifestations, marche à travers le pays...) mais son discours était un peu décousu et difficile à suivre.

Le troisième invité, et non des moindres, était Max Gros-Louis (ancien chef Huron-Wendat et ancien directeur de l'Assemblée des Premières Nations du Canada). Ses interventions étaient remarquées par leur pointe d'humour et le respect que son âge et sa carrière imposent. Il a commencé par sortir une plume et faire une mini-prière avant de parler, puis il a expliqué les impacts des lois sur les sauvages (termes exacts de la loi) sur leur mode de vie, les discriminations au sein même des réserves entre ceux qui ont le droit d'aller à l'école et ceux pour qui c'est interdit, l’amalgame qui est fait par les non-autochtones de considérer tous les "sauvages" comme "indiens" alors qu'en termes de droits, il y a de grandes disparités entre Premières Nations, Métis et Inuits. 

Enfin, le dernier conférencier était Jean-Louis Fontaine (historien et traducteur d'origine Innue). Il nous a raconté son enfance dans le bois à vivre comme les anciens, son départ forcé à l'âge de 13 ans pour les pensionnats, son sentiment d'avoir vendu son âme en allant vivre chez les "Blancs". Même si son discours était intéressant, je ne l'ai pas toujours trouvé pertinent.

S'en est suivie une période de questions du public pendant laquelle certains thèmes ont été abordés plus en profondeur, comme l'éventualité de la création d'un nouveau palier de gouvernement autochtone, l'exemple d'autres pays occidentaux dans leurs relations avec les autochtones (comme la Nouvelle-Zélande et les Mahoris), la place des enfants métissés, la place des autochtones au Québec... 

Une chose certaine, tous se sont accordés pour dire qu'ils ne sont pas Québécois et même que le Québec était la pire province en terme de "gestion" des autochtones puisque leurs terres ont été volées sans aucun traité en contrepartie, contrairement aux autres provinces canadiennes. A ce sujet, Max Gros-Louis était très véhément, et quand une personne du public lui a demandé si, dans le cas d'une indépendance du Québec, les communautés autochtones se rallieraient au Québec, il a rappelé que la logique aurait voulu que les colons s'intègrent aux autochtones et non l'inverse, et que si séparation il y avait, 85% du territoire Québécois était sur les terres autochtones et que le gouvernement devrait dealer avec eux!  


Bilan : je n'ai pas le sentiment d'avoir eu vraiment des réponses claires sur le thème, juste quelques pistes à explorer. Cependant, j'ai partagé cette soirée avec ma collègue blogueuse de Quebecaime, ce qui nous a permis de mettre enfin un visage sur nos blogs respectifs et ce fut une rencontre fort plaisante.

dimanche 3 mars 2013

Pêche blanche



Avec le club social de ma job, on a organisé une sortie pêche blanche aujourd'hui, et tout le monde pouvait venir avec sa famille et/ou des amis. J'ai donc embarqué 3 amis pour aller découvrir ce "sport" Québécois!

La pêche se faisait sur un lac glacé à Vallée-Jonction (environ 40 minutes de Québec) et le forfait était très correct puisqu'on payait 20$ pour cinq truites et 8$ supplémentaires pour un déjeuner.
Nous avons commencé par le déjeuner traditionnel à la bonne franquette (oeufs, bacon, patates, jambon, fèves au lard, toasts et crêpes!) avant de nous avancer (avec nos 2 kilos en plus) sur la glace.
Puisque nous sommes des pêcheurs du dimanche, nous avions évidemment amené notre attirail de feignasse, à savoir une chaise confortable!
Les pêcheurs avertis avaient apporté leur canne, tandis que nous avons profité des brimbales (morceaux de bois avec un fil de pêche et un hameçon) laissées à disposition sur place. Et comme appâts, là encore les professionnels avaient des crevettes, alors que nous nous sommes contentés des grains de blé d'inde (maïs) fournis.

La grosse appréhension du départ est de se dire qu'on marche sur le lac et que la glace en dessous de nous pourrait rompre, surtout qu'elle est fragilisée par les nombreux trous, mais une fois qu'on a regardé un peu à l'intérieur d'un des trous, l'inquiétude est vite passée car l'épaisseur de glace devait être au delà d'un mètre! Donc aucun risque!

On s'est donc installés à quatre autour d'un trou, comme autour d'un feu de camp... Grave erreur! Car la chance du débutant m'a permis d’attraper une première truite au bout de 2 minutes, mais elle s'est emmêlée dans les lignes de mes amis et au final on a mis 15 minutes à démêler nos hameçons... Du coup, chacun a pris un trou et là, il a fallu s'armer de patience... Certains avaient plus de chance que d'autres. Moi j'ai pêché "par paire", j'ai rien eu pendant 30 minutes, et tout d'un coup, deux truites à même pas 5 minutes d'intervalle!

Au final, je suis repartie avec mes cinq truites (de 30cm en plus!) que mon chum s'est fait un plaisir de vider ensuite à la maison avant d'en mettre une partie au congélateur, et le reste pour dégustation demain. Reste à trouver des bonnes recettes!








Bilan de la journée : une activité fort sympathique à refaire l'an prochain, tout le monde a beaucoup apprécié!

vendredi 1 mars 2013

Nettoyage dispendieux

Hier midi, je suis allée à mon rendez-vous annuel chez le dentiste. On appelle ça "nettoyage" mais c'est bien plus qu'un simple détartrage, c'est un véritable check-up de la bouche. Grattage de la plaque dentaire, polissage des dents saveur menthe ou cerise, photos numériques des dents "à problèmes" et radios de toute la dentition. Tous ces petits travaux sont effectués par l'hygiéniste dentaire, puis vient ensuite le dentiste qui jette un rapide coup d'oeil et s'attarde sur les points que l'hygiéniste lui signale. Le tout pour la modique somme de 106$.
Même si évidemment, les frais dentaires sont plus chers qu'en France, je trouve ce prix raisonnable pour tout ce qui est inclus, notamment les radios et photos.


Mais, parce qu'évidemment il y a un "mais", on ne sort pas de ce rendez-vous indemne, on a une liste des "gros travaux" à effectuer prochainement, et qui eux, coûteront une petite fortune. Pour ma part, un appareil pour la nuit, une voire deux couronnes et même une greffe de gencives, rien que ça!

Cependant, je ne m'avoue pas vaincue pour autant et je veux avoir un autre avis avant de m'embarquer dans ces gros frais - si je décide de m'embarquer. J'ai donc appelé la clinique dentaire de l'Université Laval, qui offre les mêmes soins, mais moins chers qu'en clinique privée, étant donné qu'ils sont effectués par des étudiants, sous la supervision des professeurs. Et vu que je suis une nouvelle patiente, je suis donc sur la liste d'attente pour un premier rendez-vous et présentement, le délai est de..... un an et demi!
Qui sait, d'ici là j'aurais peut-être remplacé toutes mes dents par un dentier, histoire d'en finir...