jeudi 28 mars 2013

Escortée !



Sur la rive Sud de Québec, il y a la Route 132, longue de 1600 km, c'est la route la plus longue du Québec, puisqu'elle part de Gaspé et s'en va jusqu'à Montréal.
D'ailleurs, elle est le théâtre d'un film du même nom "Route 132", que je n'ai pas encore eu le loisir de regarder, mais que je mets au programme pour mes longues soirées d'hiver...

Moi, j'habite une petite rue perpendiculaire à la Route 132. En tournant à gauche, je m'en vais à l'épicerie, à la piscine, à l'université... et en tournant à droite, je m'en vais au travail.

Donc ce soir en sortant du travail, je prends la route 132 pour retourner chez moi, sauf que tout d'un coup, elle ne m'amenait plus chez moi ! En effet, la route était bloquée par deux voitures de police, à peine une centaine de mètres avant ma petite rue. Je leur demande donc gentiment s'ils peuvent me laisser passer et évidemment, j'ai un refus catégorique, je dois faire le détour comme tout le monde.
Vu le trafic inhabituel des voitures détournées, cumulé à l'heure de pointe habituelle, elle-même cumulée à un départ en congé de Pâques, ça m'a pris plus d'une demi-heure pour faire le fameux détour de cinq minutes, et une fois arrivée de l'autre côté, là aussi la route était bloquée par la police. La policière refusait de me laisser passer, je lui ai expliqué la situation, que j'habitais dans la petite rue entre les deux blocages, et que je m'étais déjà fait refoulée de l'autre bord... après maintes négociations, elle a accepté de me laisser passer.... sous escorte policière jusque ma rue!

Ceci dit, je ne pourrais pas être une bonne journaliste car je ne sais pas ce qu'il se passait! Juste plusieurs véhicules d'urgence et des centaines d'automobilistes frustrés! Je vais devoir ouvrir l'oeil dans les médias pour satisfaire une curiosité morbide alors... J'espère juste que ce n'est pas une bombe comme la dernière fois!

mercredi 27 mars 2013

Au moins un sur deux


Bonne nouvelle, je vais pouvoir quitter le Canada pour les vacances et y rentrer à nouveau en toute légalité puisque Immigration Canada a accepté de renouveler ma résidence permanente!
Ceci dit, je n'étais pas vraiment stressée puisque je répondais à tous les critères, notamment en matière de temps passé sur le sol canadien dans les cinq dernières années.
En effet, même avec la résidence permanente en poche, il faut habiter au Canada un minimum de trois ans sur les cinq ans de validité de la résidence (la carte se renouvelle aux cinq ans, sauf en cas d'obtention de la citoyenneté).


Tout n'est pas encore gagné puisque j'attends un courrier de confirmation d'ici quatre semaines pour me dire où aller récupérer ma carte.


Et pendant ce temps là, toujours rien du côté de la citoyenneté... on approche juste des deux ans que mon dossier est envoyé! Ceci dit, si je pouvais finir ma session universitaire avant de passer l'examen de citoyenneté, ça m'arrangerait bien!


dimanche 24 mars 2013

Perplexe

Ça y est, les notes de l'examen de comptabilité ont enfin été révélées et si je me mettais un instant à la place du professeur, je ne saurais pas si je devrais en rire ou en pleurer... 
L'examen portait sur les sept premiers cours de la session et tout au long de ces sept cours, le prof nous a dit combien c'était important d'être à jour dans nos lectures et nos travaux, pour ne pas décrocher. Juste avant l'examen, il nous a donné une feuille avec des exercices de préparation et nous a "fortement conseillé" de ne pas le rater car selon lui, il serait difficile voire même impossible de réussir à passer le cours.
L'examen en lui même ne m'a pas semblé si difficile que ça, puisqu'il ressemblait effectivement aux exercices faits tout au long de la session, c'est juste le système de correction négative qui est un peu traître.

Seulement voilà, que faire quand la moyenne de la classe frôle avec la note de passage de 60% et qu'au moins la moitié de la classe est en dessous? Le prof a juste fait mention de notes faibles mais je me demande bien ce qu'il se passe dans sa tête quand il lit les messages des élèves sur le forum du cours, et notamment ces deux questions (je rappelle que les cours ont commencé début janvier) :
ZONE est le nom de la librairie de l'Université Laval où l'on achète tous les manuels scolaires en début de session... cet étudiant n'a visiblement même pas acheté le livre!

Celle-là est quand même incroyable! Un étudiant qui n'a jamais assisté au cours depuis le début de l'année!!

Même si ça me laisse perplexe, je pense que ça vient aussi du fait que je n'aborde pas les cours de la même manière qu'eux, d'une part, j'ai quinze ans de plus que la plupart des autres étudiants de ma classe, et surtout ce que j'apprends est beaucoup plus concret et mis en pratique tous les jours à mon travail, donc ça aide à comprendre et à m'accrocher!

PS: Maintenant j'ai le droit de me la péter un peu... même si je suis un peu frustrée de ne pas être la meilleure ;)
Merci à Odile, Coco et Marion qui avaient cru en moi !

samedi 23 mars 2013

Droit de réponse


Un article sorti récemment sur les relations des Français avec les Québécoises a interpellé une de mes amies, compatriote importée également, et elle m'a demandé si je serais intéressée à parler de mon expérience en tant que Française avec un Québécois. Alors je vais tenter de me prêter au jeu sous forme de réponse à l'article en question.
1/ La question du physique
Tout d'abord, un physique masculin qui plaît en France ne plaît pas forcément au Québec, et inversement. Au Québec, comme en Australie par exemple, le corps lui-même est important. Ainsi, les Québécoises apprécient particulièrement les hommes « bien bâtis » avec de gros muscles et des tatouages. Par exemple, les sportifs et les « bad boys » sont souvent bien vus. En France, l'image est avant tout un vecteur de transmission du statut social. Ainsi, même si tous les goûts sont dans la nature, les Françaises (de plus de 22 ans) préféreront plutôt le jeune cadre dynamique avec une silhouette effilée en costume-cravate. Des muscles trop développés évoqueront plutôt une condition ouvrière ou paysanne. (Pierre Chaigneau)
Venant de la Côte d'Azur, temple du superficiel et du paraître, je ne peux que constater qu'au Québec, les regards sont moins accusateurs. La rudesse de l'hiver et l'habillage en multi-couches y sont sûrement pour beaucoup : difficile de faire un défilé de mode emmitouflée dans son manteau, cachée sous une tuque et une grosse écharpe!  L'image n'a pas la même importance, je suis peut-être encore naïve, mais je vois beaucoup plus de tolérance ici face à un handicap ou un physique disgracieux, moins de jugements sur la manière dont les gens s'habillent, plus d'ouverture vers la personne elle-même. L'auteur me fait rire avec son stéréotype de douchebag arborant des gros muscles et des tatouages, mais en effet, les tatouages, piercings et autres altérations corporelles sont choses communes et moins jugés. Je pense qu'à mon travail, au moins 25% des employé(e)s ont des tatouages et personne n'en fait mention. Moi-même j'arbore une belle crinière fuchsia et je ne reçois aucun regard de travers, alors que je ne suis pas certaine que ce serait le cas en France, surtout dans un travail de comptabilité. Cependant, il y a une véritable culture du "être en forme et en santé", de pratiquer différents sports tout au long de l'année, et donc de prendre soin de soi. J'avoue que les Québécois sont plus en shape que les Français, et quand je vois mon chum abattre un arbre en quelques coups de hache ou un de ses amis faire des compétitions de bûcherons.... je me dis que c'est vraiment une culture différente!

2/ L'humour
En revanche, s'il y a une chose que les Français ne négligent pas, c'est bien la conversation. En particulier, le second degré est souvent l'élément de base de leur humour. Seul problème : les Québécoises y sont généralement peu habituées. Nombreuses sont celles qui s'arrêtent au sens littéral, et qui concluent donc (logiquement) que le Français est pour le moins bizarre. C'est d'autant plus vrai qu'il ne va typiquement pas montrer par ses mots ou ses expressions qu'il opère dans le registre de l'humour. (Pierre Chaigneau)
Je suis forcée de l'admettre, nous n'avons pas le même humour, et ce, que ce soit dans des relations intimes ou pas. Au travail, je me rends compte que certaines de mes pointes de second degré ne sont pas toujours comprises, et quand je suis rendue à devoir expliquer ma blague, elle a déjà perdu tout son côté humoristique! Ceci dit, je pense que le sens de l'humour est très personnel à chacun, si je montre à mon chum un passage de De Funès, un sketch des Inconnus, des Nuls ou des Bronzés, il ne va pas rire. Inversement, il me montre parfois des vidéos qui le font beaucoup rire et je comprends difficilement ce qui est drôle..Mais au delà de ça, je pense que c'est surtout une question de culture audiovisuelle différente, on n'a pas grandi avec les mêmes émissions ni les mêmes films, ni surtout les mêmes références! Quand on est allés ensemble au spectacle de Mike Ward, celui-ci faisait des blagues sur des personnes que je ne connaissais pas, mais ça semblait drôle puisque toute la salle riait!

3/ Les joutes verbales
Par ailleurs, les Français argumentent volontiers. Une joute verbale est séduisante en France. Elle permet à chacun de s'illustrer par ses compétences linguistiques et éristiques, sa culture, son humour (notamment au deuxième degré, cf. le point ci-dessus), et sa capacité à raisonner. Par ailleurs, un certain conflit est séduisant par le piment qu'il injecte dans la relation et l'adrénaline qu'il suscite. Au Québec au contraire, le conflit interpersonnel ouvert suscite généralement des réactions de malaise ou de rejet. (Pierre Chaigneau)
Alors oui effectivement, d'ailleurs mon boss m'a déjà "reproché" un de mes commentaires mais a classé très vite l'affaire en mettant ça sur le coup d'une "différence de culture". Cependant, dans mon couple actuellement, je ne suis pas celle qui argumente le plus, mais je sais que nos grandes discussions font sourire quelques-uns de nos amis :)  

4/ Les techniques d'approche
Même le premier contact entre un Français et une Québécoise est souvent délicat. En effet, le processus de séduction opère différemment en France et au Québec. En France, il commence presque toujours de façon détournée, par exemple par un argument, une moquerie, ou une référence culturelle -- comme expliqué ci-dessus. Cela tend à désorienter les femmes québécoises, qui s'attendent à une première approche beaucoup plus directe, et sont (bizarrement) surprises de se faire insulter par un inconnu. (Pierre Chaigneau)
On se fait très facilement aborder dans n'importe quelle situation du quotidien (dans la file de l'épicerie, à la patinoire, dans la rue... faut dire, il y en a qui ont la jasette facile!) que c'est rendu difficile de cerner une technique de séduction ou juste une envie de parler. Dans la majorité des cas, l'âge de l'interlocuteur fait office de baromètre, mais au delà de ça, les intentions ne sont pas toujours claires de la part des Québécois  D'ailleurs, on dit souvent que ce sont les Québécoises qui cruisent (draguent) et les gars attendent. Dans ma période de célibat ici, c'est une des choses que j'ai trouvé assez déconcertante, puisque les "codes" ne sont pas les mêmes. Je me suis déjà fait offrir des verres sans aucune intention derrière, alors qu'en France, je me serais doutée que le gars en question attendait quelque chose en contrepartie...

5/ La femme gère-mène
La relation de couple elle-même est très différente. Au Québec, on dit souvent que la femme « gère » et « mène » le couple. En France, comme dans les autres pays latins, c'est plutôt l'homme qui endosse ce rôle. (Pierre Chaigneau)
Faut croire que j'avais une prédisposition génétique à être Québécoise...

6/ Le couple
 « être en couple » n'est qu'une expression amusante qui ne change absolument pas la perspective d'un Français sur une relation, au grand désespoir d'une Québécoise qui s'attend justement à un changement fondamental.(Pierre Chaigneau)
Je reste vraiment surprise du nombre de couples qui sont ensemble depuis leur secondaire (collège), qui ont des enfants très tôt, et qui mettent la priorité sur la fondation d'une famille avant de réfléchir à leur stabilité émotionnelle et financière. Pour moi, emménager ensemble était une grosse étape, mais d'après ce que j'entends autour de moi, il n'est pas rare d'emménager avec son chum au bout de quelques semaines... 

Conclusion personnelle

Mon chum est un Québécois pur souche, il porte des chemises carreautées et bûche du bois à la hache...Blague à part, c'est certain que nous avons des différences culturelles, mais elles ne sont pas insurmontables. Je manque m'étouffer quand il passe du foie gras au micro-ondes et lui ne comprend pas la subtilité d'un verre de champagne, tout comme je ne peux pas me résoudre à boire du lait avec mes pâtes. Mais au delà de ces différences, ce qui importe est la personnalité de chacun. Le fait d'avoir quelques amis Français sous la main me donne cet équilibre culturel, je peux ressasser avec eux les vieux souvenirs de jeunesse et en créer de nouveaux avec mon chum. La plus grosse différence, je la vois au niveau de l'indépendance au sein du couple, et je le constate aussi avec mes amis Québécois. Chacun reste un être à part entière et on fait nos vies en parallèle, on se rejoint à la maison mais il n'est pas rare qu'on fasse des activités chacun de notre côté. Pour ma part, j'y trouve un certain équilibre.

C'est vrai que parmi mes amis proches, aucun couple franco-québécois n'a tenu sur la durée, mais ça prend toujours une exception pour confirmer la règle, non?


vendredi 22 mars 2013

Tombe la neige

L'hiver s'accroche et nous a apporté quelques centimètres de cette belle neige, et mes deux zouaves sont comme moi, ils adorent regarder les flocons qui virevoltent! 


video

samedi 16 mars 2013

Aux portes du printemps

Au programme de cette fin de semaine, je rechausse les patins sans doute pour la dernière fois de la saison, peut-être même que j'irai voir de meilleurs patineurs que moi à la finale du Red Bull Crashed Ice dans le vieux Québec. D'ailleurs cette année, le parcours est encore plus long et encore plus difficile que les années précédentes, avec un 360°... Impressionnant !


Une chose certaine, malgré une rechute des températures et un ressenti qui frôle avec les -20°, le printemps est à nos portes... On commence à apercevoir de la pelouse ici et là, j'ai commencé mes semis pour fleurir mon jardin cet été et je serais presque prête à ranger mon linge d'hiver... presque, parce que si on en croit météomédia, un autre 15-20 cm est susceptible de tomber cette semaine, la fameuse "tempête de la St-Patrick".
Ça réjouira les skieurs qui pourront encore en profiter un peu... d'ailleurs les passes pour l'hiver prochain sont déjà en prévente! Espérons juste qu'ils n'auront pas la même surprise que lors de cette compétition au Mont Sutton il y a quelques jours :

jeudi 14 mars 2013

Bamboleo

Comme vous le savez, j'aime aller de temps à temps à des concerts, d'ailleurs le prochain est celui de Muse dans un peu plus d'un mois et j'ai déjà mon laisser-passer pour le Festival d'Été en juillet. Je suis abonnée au site Evenko qui me permet d'obtenir des rabais sur les pré-ventes des billets de concerts et plein d'infos sur les évènements à venir qui seraient susceptibles de m'intéresser.

Ce matin, Evenko m'a envoyé un courriel pour me proposer des billets pour :


Oui, oui !! Les Gipsy Kings !! Je ne me doutais pas qu'ils faisaient encore des concerts...

En tout cas, pour les nostalgiques, ils se produiront le 2 mai au Théâtre St-Denis à Montréal, et il y a même des places VIP disponibles..

mardi 12 mars 2013

Champlain enneigé

En fin de semaine, on a profité du beau temps pour aller balader Voltie et prendre un bol d'oxygène. Les places déneigées et gratuites sont assez rares et je n'avais pas envie de faire trop de kilomètres en voiture ni me balader en pleine ville. Nous sommes donc allés tout simplement sur la Promenade Champlain le long du St-Laurent.

Il n'y avait pas beaucoup de monde, malgré le beau ciel bleu et les bancs étaient tous vacants...surprenant!





Cependant, la fin de la promenade était dure pour les chevilles car le déneigement n'était pas parfait et la balade ressemblait à une longue marche dans du sable, la sloche (neige fondante pleine d'eau) boueuse en plus..

samedi 9 mars 2013

Examen et relâche



En ce beau samedi ensoleillé, ma principale occupation a été d'aller à l'Université passer mon "examen intra" (comprendre mi-session) de Comptabilité. Le surveillant, ancien prof retraité?, était particulièrement pointilleux sur le plagiat, à savoir rien sur la table à part un crayon de plomb (crayon de papier), une efface (gomme) et une calculatrice. Il nous a fait mettre nos sacs et manteaux roulés en boule à l'avant derrière son bureau et nous a écrit une tartine de consignes au tableau (fermer les cellulaires, écrire son nom sur la feuille, le nom du prof, l'heure de début et de fin de l'examen, etc...).
Puis toutes les 30 minutes, il tenait un décompte au tableau en prenant soin de bien effacer en saupoudrant de craie tous les manteaux...

Pour ma part, je pense avoir pas trop mal réussi, ceci dit, cet examen est en partie à correction négative, c'est à dire que chaque bonne réponse donne des points mais chaque mauvaise réponse en enlève, donc difficile de juger dans ce temps là.
Cependant, je pense que j'étais mieux préparée que les deux qui sont arrivés avec plus de 30 minutes de retard et que celui à qui ça a pris plus de dix minutes pour se rendre compte qu'il n'était pas dans la bonne salle, ni entrain de passer le bon examen ! 

Maintenant, je suis officiellement en relâche jusqu'au lundi 18 mars... ah mais j'oublie, je continue de travailler, donc pour les vraies vacances va falloir attendre à l'été!

jeudi 7 mars 2013

Conférence sur les autochtones

Hier soir, j'ai assisté à une conférence de l'Université Laval sur le thème "Quelle place pour les autochtones aujourd'hui?". J'y suis allée avec un double intérêt, d'une part, celui de mieux comprendre l'histoire autochtone et concrétiser un peu ce que j'ai appris dans mon guide pour la Citoyenneté (lol), et d'autre part, avoir des témoignages internes des récents soulèvements autochtones contre le gouvernement fédéral.

Parmi les conférenciers invités, Thierry Rodon (chercheur au Centre d'Études et de Recherches Autochtones) nous a expliqué l'histoire autochtone, des années d'alliance quand les premiers colons sont arrivés et avaient besoin d'alliés pour repousser les attaques américaines, aux années de soumission et d'éradication pendant lesquelles le gouvernement a voulu assimiler les autochtones et supprimer leurs droits.

La deuxième intervenante était Widia Larivière, une des fondatrices de la branche Québécoise du mouvement Idle No More, mouvement de protestation contre les politiques du gouvernement fédéral qui réduisent les droits territoriaux et posent des questions d'ordre environnemental. Elles nous a parlé des différentes actions menées (manifestations, marche à travers le pays...) mais son discours était un peu décousu et difficile à suivre.

Le troisième invité, et non des moindres, était Max Gros-Louis (ancien chef Huron-Wendat et ancien directeur de l'Assemblée des Premières Nations du Canada). Ses interventions étaient remarquées par leur pointe d'humour et le respect que son âge et sa carrière imposent. Il a commencé par sortir une plume et faire une mini-prière avant de parler, puis il a expliqué les impacts des lois sur les sauvages (termes exacts de la loi) sur leur mode de vie, les discriminations au sein même des réserves entre ceux qui ont le droit d'aller à l'école et ceux pour qui c'est interdit, l’amalgame qui est fait par les non-autochtones de considérer tous les "sauvages" comme "indiens" alors qu'en termes de droits, il y a de grandes disparités entre Premières Nations, Métis et Inuits. 

Enfin, le dernier conférencier était Jean-Louis Fontaine (historien et traducteur d'origine Innue). Il nous a raconté son enfance dans le bois à vivre comme les anciens, son départ forcé à l'âge de 13 ans pour les pensionnats, son sentiment d'avoir vendu son âme en allant vivre chez les "Blancs". Même si son discours était intéressant, je ne l'ai pas toujours trouvé pertinent.

S'en est suivie une période de questions du public pendant laquelle certains thèmes ont été abordés plus en profondeur, comme l'éventualité de la création d'un nouveau palier de gouvernement autochtone, l'exemple d'autres pays occidentaux dans leurs relations avec les autochtones (comme la Nouvelle-Zélande et les Mahoris), la place des enfants métissés, la place des autochtones au Québec... 

Une chose certaine, tous se sont accordés pour dire qu'ils ne sont pas Québécois et même que le Québec était la pire province en terme de "gestion" des autochtones puisque leurs terres ont été volées sans aucun traité en contrepartie, contrairement aux autres provinces canadiennes. A ce sujet, Max Gros-Louis était très véhément, et quand une personne du public lui a demandé si, dans le cas d'une indépendance du Québec, les communautés autochtones se rallieraient au Québec, il a rappelé que la logique aurait voulu que les colons s'intègrent aux autochtones et non l'inverse, et que si séparation il y avait, 85% du territoire Québécois était sur les terres autochtones et que le gouvernement devrait dealer avec eux!  


Bilan : je n'ai pas le sentiment d'avoir eu vraiment des réponses claires sur le thème, juste quelques pistes à explorer. Cependant, j'ai partagé cette soirée avec ma collègue blogueuse de Quebecaime, ce qui nous a permis de mettre enfin un visage sur nos blogs respectifs et ce fut une rencontre fort plaisante.

dimanche 3 mars 2013

Pêche blanche



Avec le club social de ma job, on a organisé une sortie pêche blanche aujourd'hui, et tout le monde pouvait venir avec sa famille et/ou des amis. J'ai donc embarqué 3 amis pour aller découvrir ce "sport" Québécois!

La pêche se faisait sur un lac glacé à Vallée-Jonction (environ 40 minutes de Québec) et le forfait était très correct puisqu'on payait 20$ pour cinq truites et 8$ supplémentaires pour un déjeuner.
Nous avons commencé par le déjeuner traditionnel à la bonne franquette (oeufs, bacon, patates, jambon, fèves au lard, toasts et crêpes!) avant de nous avancer (avec nos 2 kilos en plus) sur la glace.
Puisque nous sommes des pêcheurs du dimanche, nous avions évidemment amené notre attirail de feignasse, à savoir une chaise confortable!
Les pêcheurs avertis avaient apporté leur canne, tandis que nous avons profité des brimbales (morceaux de bois avec un fil de pêche et un hameçon) laissées à disposition sur place. Et comme appâts, là encore les professionnels avaient des crevettes, alors que nous nous sommes contentés des grains de blé d'inde (maïs) fournis.

La grosse appréhension du départ est de se dire qu'on marche sur le lac et que la glace en dessous de nous pourrait rompre, surtout qu'elle est fragilisée par les nombreux trous, mais une fois qu'on a regardé un peu à l'intérieur d'un des trous, l'inquiétude est vite passée car l'épaisseur de glace devait être au delà d'un mètre! Donc aucun risque!

On s'est donc installés à quatre autour d'un trou, comme autour d'un feu de camp... Grave erreur! Car la chance du débutant m'a permis d’attraper une première truite au bout de 2 minutes, mais elle s'est emmêlée dans les lignes de mes amis et au final on a mis 15 minutes à démêler nos hameçons... Du coup, chacun a pris un trou et là, il a fallu s'armer de patience... Certains avaient plus de chance que d'autres. Moi j'ai pêché "par paire", j'ai rien eu pendant 30 minutes, et tout d'un coup, deux truites à même pas 5 minutes d'intervalle!

Au final, je suis repartie avec mes cinq truites (de 30cm en plus!) que mon chum s'est fait un plaisir de vider ensuite à la maison avant d'en mettre une partie au congélateur, et le reste pour dégustation demain. Reste à trouver des bonnes recettes!








Bilan de la journée : une activité fort sympathique à refaire l'an prochain, tout le monde a beaucoup apprécié!

vendredi 1 mars 2013

Nettoyage dispendieux

Hier midi, je suis allée à mon rendez-vous annuel chez le dentiste. On appelle ça "nettoyage" mais c'est bien plus qu'un simple détartrage, c'est un véritable check-up de la bouche. Grattage de la plaque dentaire, polissage des dents saveur menthe ou cerise, photos numériques des dents "à problèmes" et radios de toute la dentition. Tous ces petits travaux sont effectués par l'hygiéniste dentaire, puis vient ensuite le dentiste qui jette un rapide coup d'oeil et s'attarde sur les points que l'hygiéniste lui signale. Le tout pour la modique somme de 106$.
Même si évidemment, les frais dentaires sont plus chers qu'en France, je trouve ce prix raisonnable pour tout ce qui est inclus, notamment les radios et photos.


Mais, parce qu'évidemment il y a un "mais", on ne sort pas de ce rendez-vous indemne, on a une liste des "gros travaux" à effectuer prochainement, et qui eux, coûteront une petite fortune. Pour ma part, un appareil pour la nuit, une voire deux couronnes et même une greffe de gencives, rien que ça!

Cependant, je ne m'avoue pas vaincue pour autant et je veux avoir un autre avis avant de m'embarquer dans ces gros frais - si je décide de m'embarquer. J'ai donc appelé la clinique dentaire de l'Université Laval, qui offre les mêmes soins, mais moins chers qu'en clinique privée, étant donné qu'ils sont effectués par des étudiants, sous la supervision des professeurs. Et vu que je suis une nouvelle patiente, je suis donc sur la liste d'attente pour un premier rendez-vous et présentement, le délai est de..... un an et demi!
Qui sait, d'ici là j'aurais peut-être remplacé toutes mes dents par un dentier, histoire d'en finir...